vendredi 6 août 2010

La Normandie/Bretagne J-10

Nous quittons notre chambre d'hôtes pour nous rendre vers Pont-Aven afin de faire la visite de la biscuiterie Traou Mad (chose bonne en breton) où l'on fabrique les célèbres galettes bretonnes, les crêpes dentelle et les palais. La visite est faite par une entreprise de jeunes et c'est bien agréable. Habillés de blouse blanche et coiffés d'une charlotte, nous nous promenons à travers les chaînes de montage. On voit les gros cubes de beurre mou, la pâte, le processus de la découpe des biscuits, la cuisson et finalement l'emballage et bien sûr nous avons la chance d'y goûter. J'aime bien faire ce type de visite où on découvre des procédés industriels (et où on goûte!).


Nous nous arrêtons encore une fois sur Pont-Aven puisqu'il y a un petit marché. Nous en profitons pour acheter quelques fruits.

Nous continuons notre route à travers la campagne bretonne pour arriver sur Lorient. Cette ville a été détruite à 95% lors de la seconde guerre mondiale! Ainsi les édifices sont des années 50, on dirait une ville américaine de la Floride! Nous décidons de visiter les hangars de sous-marins. Visite très intéressante puisque encore une fois nous en apprenons sur ce grand conflit et l'occupation allemande. En effet, les allemands ont décidé de faire leur base navale (pour les sous-marins) à Lorient puisque cette ville avait déjà une infrastructure navale. Par contre, les allemands se sont vite rendus compte qu'ils ne pouvaient pas laisser leurs sous-marins en cal sèche sans abri pendant l'entretien de ceux-ci. Ces navires submersibles étaient une cible de choix pour les tirs alliés. Alors, les occupants ont construit d'immenses hangars (bunkers) pour faire l'entretien des sous-marins. Les murs porteurs ont une épaisseur de 2,5 m de béton armé tandis que l'épaisseur du toit correspond à 3,5 m. Un système de rails permettait d'entrer et de sortir les sous-marins. On pouvait faire l'entretien de 12 sous-marins simultanément. La construction des deux premiers hangars ont pris chacun sept mois. Un temps record! Par contre, il faut souligner que le main-d'oeuvre venait de partout en Europe (TOD) ainsi que des français soumis au STO (travail obligatoire). On retrouve également un simulateur d'évacuation des sous-mariniers (visite aussi très intéressante).

Après la guerre, la marine française a utilisé ses installations pour l'entretien de ses sous-marins. Ce centre n'est plus utilisé par la marine depuis 1995. On y trouve aujourd'hui des entreprises de bateaux, le musée d'Eric Tabarly et les visites...

Nous nous dirigeons vers Vannes pour nous rendre à notre chambre d'hôtes. Une maison située dans un lotissement (genre de ville close à l'américaine).

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